La CAQ : un danger pour le Québec

Samedi, 1 septembre 2012

On veut tous se débarrasser des libéraux. L’intention de vote de la majorité des francophones est cependant divisée entre le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ). Bien que le programme du PQ soit beaucoup plus réaliste que celui de la CAQ, le manque de charisme de Pauline Marois et l’orientation souverainiste de son parti en font hésiter plusieurs.

La CAQ quant à elle, prône le changement et c’est exactement ce que désire cette majorité. Mais de quel changement est-il question au juste? François Legault a lui-même de la difficulté à l’exprimer et lorsqu’il s’avance à le faire, il est ensuite contredit par ses candidats vedettes…

Un homme sans conviction

Francois LegaultPourquoi alors la CAQ est-elle si populaire malgré son programme de gouvernance irréaliste et ses contradictions internes? La stratégie de la CAQ est simple : attiser les peurs et les préjugés de la population pour se faire valoir. C’est une excellente stratégie puisque l’histoire a maintes fois démontré que cette stratégie a permis aux pires régime politiques de prendre le pouvoir.

Autrefois fervent défenseur de la cause souverainiste, Legault affirme aujourd’hui être contre cette idée. Cette stratégie lui permet d’attaquer le PQ et de recueillir des votes libéraux. On reproche à Marois de vouloir épargner le chou et la chèvre afin de plaire à tous les électeurs. Tenir une telle position est en effet très difficile mais a le mérite d’être honnête.

Comme plusieurs, je ne considère plus la question souverainiste comme  un enjeu politique viable mais jamais je n’accorderais mon vote à la CAQ. Si Marois tente d’être conciliante sur cette question, elle a au moins le courage de ne pas renier ses idéaux politiques. De son côté, advenant un nouveau référendum, Legault est passé d’un « oui » dur à un « non » ferme. Veut-on vraiment d’un premier ministre sans vision ni conviction et prêt à dire n’importe quoi pour s’approprier le pouvoir?

Faire payer le peuple

Legault promet de faire un grand ménage parmi les employés de l’État, jouant ainsi sur l’idée que ces simples travailleurs sont responsables du marasme politique dans lequel le Québec est plongé. Ce ne sont ni les ministères, ni les organismes ni les employés de l’État qui sont responsables de nos difficultés actuelles mais bien le gouvernement lui-même qui dicte les orientations et les marches à suivre.

Charest a tout mis en œuvre pour éviter que son parti ne soit éclaboussé par les révélations d’une éventuelle commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Pour ce faire, il a détourné l’attention du public vers des organismes publics et privés. Legault n’est même pas encore au pouvoir et prévoit déjà utiliser la même stratégie malhonnête. Veut-on vraiment d’un autre premier ministre manipulateur et hypocrite, prêt à mettre des milliers de Québécois au chômage  pour camoufler ses magouilles?

Et rapellons-nous que la CAQ a appuyé la fameuse loi 78 et qu’il s’agissait d’une attaque inacceptable envers notre démocratie, quelle que soit notre position face aux frais de scolarité. Veut-on vraiment d’un autre premier ministre qui mettrait notre démocratie en danger?

Votons PQ

Le PQ n’est peut-être pas la solution idéale mais un prochain gouvernement libéral ou caquiste serait catastrophique pour le Québec. Voter pour les autres partis ne ferait qu’affaiblir un futur gouvernement péquiste. Le seul choix raisonnable qui s’offre à nous le 4 septembre est un gouvernement péquiste majoritaire. Je ne suis pas un partisan du PQ mais présentement, tout autre choix me ferait craindre pour l’avenir du Québec.

RC